12 mois, 12 auteurices engagé.e.s francophones : Lydie Tabarin

Après un mois de pause, je ne vous ai pas oublié.e.s et je reviens avec le projet de l’année qui semble vous plaire autant qu’à moi, mois après mois..

12 mois, 12 auteurices engagé.e.s francophones !

(Pour rappel, pendant toute l’année 2026, je vais avoir l’honneur d’interviewer des auteurices engagé.e.s et vous partager leurs réponses chaque mois !)

Pour ce mois de mai, c’est Lydie Tabarin qui est passée sous mes griffes (petites mains qui tapent sur un clavier) acérées emplies de questions !

Lydie est journaliste et autrice d’imaginaire. Elle a un compte instagram (@lydieiswriting) ainsi qu’un Substrack (Lydie dans le train) où elle partage sa vie d’autrice et ses différents projets ! Lydie a écrit énormément d’histoires (comme vous le verrez, Lydie est très créative et a mille et une idées de récits), mais voici les deux publiées pour le moment :

Les-fleurs-les-plus-dangereuses-n-ont-pas-d-epines
Briseuse-de-marbre

Si vous souhaitez la connaître un peu plus précisément, Lydie est quelqu’un qui adore le sport et les roller coasters dans les parcs d’attraction (sur ça, nous nous ressemblons, car plus c’est extrême, plus elle est motivée, et je suis le même genre de casse-cou ahah !). Elle aime lire au bord de l’eau, que ce soit la Seine, la mer, un lac (peut-être même une mare aux grenouilles car c’est adorable) et adore faire des activités créatives dans des endroits où elle peut s’étaler de long en large et en travers, mais avec la fenêtre ouverte afin de profiter de la brise fraîche d’une belle journée (après une douce balade au soleil accompagnée d’une limonade). Si vous voulez l’emmener dîner, n’hésitez pas à choisir un restaurant qui proposera des ramens… euh non ! DES MAPO TOFU (Lydie m’a recontactée quelques jours avant ce post à 00h18 précisément car c’était en fait évident que c’était CE plat son plat favori !). Pour finir votre soirée, n’hésitez pas à l’emmener voir La Famille Addams ou à jouer à Overwatch avec elle, elle sera ravie ! Si vous devriez croiser Lydie dans un univers alternatif, voici qui elle serait : 

Portrait auteurices

Trève de blablateries (fort passionnantes cependant) et passons aux choses plus sérieuses : chaque mois je pose à l’auteurice mis en avant quelques questions sur son travail et son engagement. Ce sont toujours les mêmes questions (sauf une !) afin de pouvoir vraiment voir les différences de points de vue et de manière d’agir à son échelle. Lydie nous a gâtées avec des réponses aux petits oignons, les voici tout de suite :

Q : Quels sont tes 4 coups de cœur absolus en lecture ? (et si tu peux détailler pourquoi) 

R : – Daughter of Smoke and Bone de Laini Taylor (mon entrée dans le YA, un univers d’une richesse superbe) [Note d’Anastasia : La marque des anges en français mais plus édité il me semble]
La Passe-Miroir de Christelle Dabos (pour l’univers foisonnant et la singularité des personnages)
A Discovery of Witches de Deborah Harkness (j’aime ni l’héroïne ni le couple principal, mais j’adore les personnages secondaires et la richesse historique de la trilogie avec l’imaginaire comme fil conducteur) [Note d’Anastasia : Le livre perdu des sortilèges en français]
Divine Rivals de Rebecca Ross (pour la plume et cet univers si familier et singulier à la fois). [Note d’Anastasia : Divines rivalités en français]

Daughter-of-Smoke-and-Bone
La-Pae-miroir
A-discovery-of-witches
Divine-rivals

Q : Quel est ton thème de prédilection (un seul !) à écrire ? Pourquoi est-ce celui-ci principalement ?

R : La monstruosité ! Je pense que c’est aussi une façon de parler d’altérité, de l’autre, de nos rapports entre humains. Les monstres sont d’un côté notre principale porte d’entrée vers l’imaginaire au quotidien (le monstre sous le lit, tapi dans l’ombre) et aussi très symboliques de notre société à une époque (par exemple, le vampire ou la sorcière pour symboliser des discours antisémites à une époque en Europe). Du coup j’aime beaucoup parler de ces monstres qui n’en sont parfois pas et de ceux qui les désignent comme tels, pour parfois en être eux-mêmes. (Mais les monstres existent-ils, au final ?)

Q : Quels sont les thèmes engagés qui te tiennent à cœur et que tu aimes intégrer à tes histoires afin que mes lecteurices découvrent l’étendu de tes sujets ?

R : J’aime beaucoup parler de la transition entre adolescence et âge adulte, où on vient défier les attentes qui reposent sur nous, où on devient ce que les adultes qui nous entourent ne pensaient pas qu’on deviendrait. Comment trouver sa place dans la société, quand celle-ci nous est hostile ou qu’on ne veut pas en faire partie. Bref, comment devenir soi. 

Q : Sur quel sujet aimerais-tu faire un livre ? Qu’est-ce qui te bloque ?

R : J’adorerai faire des fantasy historiques ou de la science-fiction qui parle d’écologie ! Mais je suis du genre très jusquauboutiste dans mes recherches, et certaines de mes idées me demanderaient beaucoup de temps de travail, voire d’acquérir une maîtrise presque universitaire de certains sujets et époques.

Q : Quel est LE stéréotype qui t’énerve plus que tout dans les livres ? 

R : ✨La meilleure amie noire✨ Elle n’a pas d’autre personnalité que d’être drôle et de soutenir le ou la protagoniste, on sait pas de quelle origine elle est, c’est juste un perso de soutien quoi.

Q : Quel est ton projet (littéraire ou non), dont tu es la plus fière ? 

R : Littéraire : Le crépuscule des légendes ! Une urban fantasy qui parle de légendes urbaines dans un cadre dark academia à Paris, et dont je suis très fière du fond et de la forme. 
Non littéraire : mon année passée au Japon, ça m’a demandé une organisation monumentale et près d’un an d’économies.

Q : Quels sont les prochains projets que tu voudrais nous teaser ? 

R : Devotia, une fantasy de cour avec des miroirs enchantés qui changent les apparences et les brisent également…

Q : Est-ce qu’être engagée a été un frein, un levier ou a eu un réel impact sur ta carrière ? 

R : Je pense que mon engagement se lit facilement dans ce que j’écris, et c’est ça qui fait (je pense) la solidité de mes histoires. Donc en un sens, je dirais que ça a été un levier pour moi. Et si jamais il y a des éditeurs qui n’ont pas voulu ou ne veulent pas travailler avec moi par rapport à ça, ça n’est toujours pas un frein parce que je ne me vois pas collaborer avec des personnes qui ont des valeurs opposées aux miennes.

Q : As-tu déjà regretté d’avoir parlé d’un sujet précis ?

R : Non, j’ai toujours assumé mes prises de position que ce soit sur mes réseaux sociaux ou dans mes romans.

Q : La rencontre la plus marquante avec un.e lecteur.ice de ta vie ? 

R : Pas un lecteur mais un potentiel lecteur, qui me suivait sur Twitter et m’avait vu parler de mes projets sur ce réseau. Il m’a vue et reconnue à un ciné-concert d’Into the Spiderverse et m’a exprimé son enthousiasme pour Briseuse de marbre alors que je n’avais encore rien publié. La probabilité ?

Q : Si tu pouvais créer une potion qui permet d’inculquer une connaissance à tous.tes celleux qui la boiraient, qu’est-ce que ce serait ? 

R : La capacité à faire des recherches Internet. Je suis une serial rechercheuse de nature, mais le nombre de fois où certaines questions ou remarques pourraient avoir pour réponse un « Cherche sur Google » (mais je suis polie et je n’ose pas). (Mais pitié, apprenez à tapoter vos questions dans un moteur de recherche AVANT de débarquer dans les DM d’autrui.)

Et voilà l’interview de Lydie qui fut fort passionnante !  Je remercie mille, cent mille fois Lydie d’avoir accepté de répondre à mes questions et de s’être impliquée dans ce projet qui me tient tant à cœur !

N’hésitez pas à me proposer des auteurices francophones engagé.e.s, pour l’instant la liste n’est pas totalement figée (il reste de moins en moins de places, donc dépêchez vous ahah !) Et rendez-vous en fin de mois prochain pour une nouvelle interview !

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